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Un riche passé
Une vocation déterminée par un riche passé littéraire
et éditorial
Au milieu du XIIIe siècle, Orthez est capitale de la
vicomté de Béarn. Dès 1270, y est publiée, la Charte des boucheries
d’Orthez qui est avec le texte des Fors
de Béarn, l’un des tous premiers textes écrits en langue béarnaise.
Durant la seconde moitié du XIVe siècle, Gaston Fébus
établit au château de Moncade une cour brillante accueillant artistes et
troubadours dont, lors de sa visite de l’hiver de 1388, le chroniqueur
Froissart décrit les fastes. Le comte de Foix avec son Livre de chasse et son
Livre des Oraisons s’impose comme le plus important écrivain de son temps.
Au XVIe siècle Jeanne d’Albret installe à Orthez un
collège humaniste dont son fils, Henri de Navarre, futur Henri IV fera en
1579, une université. Par volonté politique et religieuse, Jeanne d’Albret fait
installer à Orthez l’imprimeur Louïs Rabier, le premier d’une lignée de
professionnels de renom. Jusqu’à aujourd’hui des familles de papetiers,
d’imprimeurs, d’éditeurs, vont maintenir une tradition du Livre, créé et
produit à Orthez.
Tout au long de son
histoire moderne, grâce à ses philosophes, à ses poètes, ses félibres, ses
historiens, ses savants, ses romanciers, Orthez se confirme comme un lieu
d’écriture.
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